Publié dans Blabla le Mercredi 24 juin 2009 par klaims

Pendant longtemps, j’ai hésité dans mes choix scolaires. J’étais toujours frustrée de ne pas pouvoir tout étudier, tout découvrir. Je trouvais profondément injuste l’obligation d’abandonner certaines matières en cours de route. Aujourd’hui encore, quand je tombe sur les programmes de filières autres que la (les) mienne(s), je me dis que tiens, ça aussi, ça m’aurait intéressé. Alors finalement, avec des études de journalisme, la boucle est bouclée. Recherches, reportage, interview, montage, écriture : les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. J’ai enfin trouvé comment ne pas faire de choix.

Publié dans Blabla le Mercredi 10 juin 2009 par klaims

Ca y est. L’année scolaire est terminée. Pendant un an, j’ai appris à rédiger des flashs, à monter des reportages, à adopter un ton journalistique et à apprivoiser le micro. Mais pas seulement. J’ai aussi appris à connaître tous ceux que j’ai côtoyé pendant cette année. J’ai l’impression d’avoir écrit cette note hier et je souris en me disant que je ressentirai exactement la même chose lundi prochain, lorsque mon stage d’été commencera.

De mon (long) parcours scolaire, je n’ai gardé que peu d’amis et ceux que je continue à voir régulièrement se comptent sur les doigts d’une main. Mais cette année c’est différent. Je sais que je retrouverai la plupart d’entre eux en octobre et qu’un été passionant m’attend. Mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir un pincement au coeur à l’idée que cette année est déjà terminée et, pour la première fois, je me dis qu’ils vont me manquer.

Publié dans Blabla le Jeudi 4 juin 2009 par klaims

La radio, je veux en faire mon métier. Comme journaliste, parce que c’est la profession qui m’attire le plus, mais c’est tout le milieu de la radio qui me plaît et me fait vibrer. Donc même si dans mes rêves les plus fous je me vois plutôt travailler sur des stations qui font la part belle aux débats et aux magazines culturels ou de société, je me sens concernée par l’avenir des radios musicales. Et pour l’instant cet avenir est plutôt sombre. Lentement mais surement, elles perdent des auditeurs au profit de plateformes d’écoute en streaming comme Deezer ou Spotify. Rien de bien nouveau jusque là, je ne suis pas la première à faire ce constat.

Et puis l’autre jour, je suis allée voir Good Morning England au cinéma. En plus d’être drôle, beau, touchant, avec une bande-son génialissime, une réalisation à se damner et des acteurs tous meilleurs les uns que les autres (à tel point que je suis retournée le voir une seconde fois) (ça faisait quand même plus de dix ans que ça ne m’était pas arrivé), ce film m’a fait cogiter. Et je me suis rendu compte que la solution pour “sauver” les radios musicales était évidente : il faut remettre aux commandes des “radio DJ”, qui seraient là, non pas pour annoncer à la chaîne des titres imposés par les maisons de disque, mais pour faire partager leur passion de la musique aux auditeurs en choisissant eux-même les chansons diffusées à l’antenne. Actuellement, des milliers de chanteurs mettent leurs oeuvres à la disposition des internautes pour se faire connaître. C’est aux programmateurs des radios de faire le tri, d’extraire la substantifique moelle et de faire découvrir de nouveaux talents au public. Avec ce modèle-là, les maisons de disques sont au service des radios, et pas l’inverse. Et surtout, avec ce modèle-là, les plateformes de téléchargement ou d’écoute en ligne ne sont plus une menace puisque pour découvrir la dernière perle, il faut écouter la radio. Alors oui, ça demande que les animateurs ou programmateurs s’impliquent complètement dans leurs choix, qu’ils prennent des risques, qu’ils passent du temps à débusquer les nouveaux talents, mais ça vaudrait peut-être le coup d’essayer.

Publié dans Blabla le Jeudi 28 mai 2009 par klaims

Changer d’ordinateur, c’est un peu comme déménager. Je viens de remplacer mon MacBook qui commençait à s’essouffler après 4 années de bons et loyaux services. J’ai l’impression de passer d’un petit studio mansardé à un bel appartement flambant neuf. Je déplace des dossiers pleins de souvenirs comme on transporterait des cartons. En emballant tout, en vérifiant que je n’oublie rien, je retrouve des vieilles photos, des fichiers que je pensais perdus alors qu’ils s’étaient juste glissés dans un recoin sombre de mon disque dur. Je redécouvre des programmes dont j’avais oublié jusqu’à l’existence, un peu comme des vêtements un peu démodés qui refont surface du fond de l’armoire. Du coup ça me rend un peu triste, un peu nostalgique, d’éteindre cette machine qui a fait un bout de chemin avec moi. D’un autre côté, il y a aussi l’excitation de la nouveauté. J’explore ma nouvelle acquisition de fond en comble, j’installe des programmes tout neufs et je range mes archives. Je choisis soigneusement la déco et je profite de la vue. Je me sens déjà presque chez moi.

Publié dans Blabla le Dimanche 24 mai 2009 par klaims

L’année scolaire touche à sa fin. Si tout se passe bien, dans un an je serai diplômée. Mais des diplômes, j’en ai déjà pas mal en fait. Ce qui compte surtout, c’est que j’aurai enfin terminé mes études. Et que je travaillerai “pour de vrai”. Parce que le monde du travail, je connais depuis huit ans déjà. Mais gagner ma vie grâce à ce que j’ai appris, grâce à ce qui me passionne, ça c’est nouveau. Et j’ai hâte.

Publié dans Photo le Dimanche 24 mai 2009 par klaims

*soleil*

Publié dans Blabla le Vendredi 24 avril 2009 par klaims

Dans les commentaires du billet précédent, Ibeb disait être blasé de Paris. Je crois que souvent,les parisiens oublient de regarder leur ville. Le fait d’y habiter bien sûr, avec toutes les contraintes qu’une capitale peut amener, conduit à n’en voir plus que les aspects négatifs. Combien de parisiens qui, à force d’habiter depuis toujours au milieu des monuments n’en ont finalement jamais visité un seul… Et puis les habitudes aussi, qui font qu’on sort toujours aux mêmes endroits, qu’on reste souvent dans les mêmes quartiers, alors qu’il y a tant d’autres choses à découvrir, souvent pas beaucoup plus loin.

J’ai toujours été émerveillée par Paris. Pour moi, c’est une ville schizophrène : chaque quartier a sa personnalité, ses habitants. Bobo ou beauf, riche ou pauvre, branché ou has been. Et tous se côtoient et se complètent. Chaque coin de rue a son histoire, son anecdote et j’ai toujours un peu le vertige quand je pense qu’il y a plus de 2000 ans, des gens y vivaient déjà. Paris a mille visages, tout dépend de l’angle sous lequel on la regarde. Et plus que sa beauté, c’est la multiplicité de cette ville qui fait, à mes yeux, tout son charme.

Publié dans Blabla, Photo le Mercredi 22 avril 2009 par klaims

Pendant presque une semaine, j’ai vécu au coeur du patchwork de Berlin Est. Recyclage, récup’, détournement : on dirait que tous les styles des 40 dernières années ont été passés au mixer puis dans un shaker avant d’être saupoudrés sur cette moitié de la capitale. Dans la rue, dans les bars, dans les restaurant, j’ai découvert chaque jour des mélanges plus improbables que la veille. Comme le White Trash Fast Food, lieu indéfinissable décoré à la façon d’un restaurant chinois kitsch, qui sert des burgers aux noms tarabiscotés et qui se transforme en boîte de nuit après 23 heures. Cet art du mélange hasardeux, on le retrouve jusque dans les cocktails comme le No Police Control : sirop de coco, sirop de grenadine, chocolat en poudre, crème fraîche, jus d’ananas. Ca sonne comme un gloubi-bougla mais c’est juste délicieux.

Tacheles reste pour moi le meilleur exemple de ce remix géant : au début du siècle, ce gigantesque bâtiment était un grand magasin luxueux. Transformé un peu plus tard en entreprise d’électricité, l’immeuble est réquisitionné par les nazis pendant la guerre puis laissé à l’abandon pendant 40 ans. Après la chute du communisme, des artistes investissent l’immeuble en ruine et le transforment en un immense squat rempli aujourd’hui encore de sculptures et de tableaux en tout genre. L’endroit est tagué du sol au plafond. Au dernier étage, un bar accueille les visiteurs et derrière le bâtiment, un terrain aux allures post-apocalyptiques sert d’atelier à ciel ouvert.

J’aime ce joyeux bordel à mi-chemin entre le grenier de ma grand-mère et le loft arty-bobo. Sûrement parce que je m’y sens comme chez moi. Peut-être aussi parce que j’ai l’impression de ressembler un peu à ça.

Publié dans Blabla, Photo le Mardi 21 avril 2009 par klaims

Berlin, c’est bien sûr le mur, le Reichstag, les squats d’artistes et le Tiergarden. Mais pas seulement. Berlin, c’est aussi cette institution culinaire qu’il faut avoir goûté au moins une fois dans sa vie : la Wurst. Les vendeurs de wurst sont aussi nombreux dans la capitale allemande que les vendeurs de churros dans une station balnéaire de la Méditerranée. A n’importe quelle heure, à toutes les sauces, la wurst est le snack teuton par excellence. Et vous savez quoi ? C’est bon !

Publié dans Blabla, Photo le Dimanche 19 avril 2009 par klaims

Si avec ses multiples quartiers Paris est une ville schizophrène, Berlin est une ville bipolaire. Bipolaire dans son histoire, évidemment. Avant tout à cause du contraste si prégnant, aujourd’hui encore, entre l’est et l’ouest. Un ouest riche, peuplé et “occidental” quand l’est, à moitié délatté, semble fait de bric et de broc. Mais bipolaire aussi à cause des parcs et des espaces verts, si nombreux et si proches des énormes immeubles gris à l’architecture massive. Bipolaire dans la violence des évènements qui s’y sont déroulés, à l’extrême opposé de l’atmosphère calme et paisible qui y plane maintenant. Bipolaire, enfin, par ses saisons si marquées. Après un hiver sombre, froid et dépressif, le printemps n’est que soleil et euphorie. Berlin est une ville bipolaire et c’est ce qui fait tout son charme. J’espère qu’on ne lui trouvera jamais de traitement.