Archive pour mars, 2009

Posted in Blabla on vendredi 27 mars 2009 by klaims

J’ai l’impression d’être une funambule. J’avance, en équilibre sur le fil de ma raison, mais le souffle le plus infime peut me faire vaciller. Et puis parfois, la brise me pousse, me porte, m’enivre et m’enhardit. Elle caresse mes joues, fredonne à mes oreilles et emmêle mes cheveux. Parfois aussi mes pas se perdent, divaguent, je tangue. Mais une pirouette suffit à me remettre d’aplomb tout en légèreté. Tantôt pleine d’assurance, l’instant d’après emplie de doutes. A petits pas ou à grandes enjambées. De temps en temps sur la pointe des pieds. Avancer reste le meilleur moyen de ne pas tomber.

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Posted in Blabla on mardi 24 mars 2009 by klaims

Pendant longtemps, mes nuits ont été comme une couverture trop petite. Rien n’y faisait, je me retrouvais toujours avec les orteils gelés ou les épaules découvertes. Et puis peu à peu, elles ont gagné en épaisseur, en douceur. J’ai commencé à moins lutter pour trouver le sommeil. Et c’est reposant de ne pas avoir à se battre tous les soirs. De se glisser entre les draps tout en sachant que c’est la radio qui me réveillera demain matin. Qu’aucun sursaut ne me fera rouvrir les yeux et scruter le plafond jusqu’à l’aube. Maintenant, mes nuits ressemblent à une grande couette moelleuse.

Posted in Blabla on jeudi 12 mars 2009 by klaims

Tomber sur son patron au rayon fruits et légumes du Monoprix, croiser son prof de maths dans le métro, se retrouver assis juste devant son dentiste au cinéma. Ca me fait toujours bizarre de tomber sur quelqu’un que je connais dans un contexte particulier en dehors de ce contexte. Plus particulièrement quand la relation que j’entretiens avec la personne est purement formelle. Dans ces moments-là, ma timidité me pétrifie. Et ce qui peut être pris pour de l’impolitesse ou du dédain n’est autre que la peur de déranger. Peut-être parce que ce genre de situation me donne l’impression de m’immiscer dans la vie de la personne. Comme si je lui volais une part de son intimité. Comme si je rentrais chez elle par effraction.

Posted in Blabla on mercredi 11 mars 2009 by klaims

D’habitude, quand je prends le métro, j’ai besoin de lire quelque chose. Même quand je n’ai que trois stations à parcourir. Si je n’ai pas un livre, un journal ou un magazine sous la main, je me sens extrêment frustrée et j’ai l’impression que le trajet n’en finit plus. Depuis deux jours, je m’installe pour mes vingt stations quotidiennes, je sors mon livre – un livre passionnant qui plus est – et je n’y jette même pas un coup d’oeil. Mon esprit tourne en roue libre, je me laisse porter par la musique et je savoure le moment. Je crois que le retour du soleil, les jours qui rallongent et les températures qui grignotent quelques degrés y sont pour quelque chose. Le printemps est mon ecstasy.

Posted in Blabla on dimanche 8 mars 2009 by klaims

Petite réflexion du week-end : finalement, le vrai snobisme, c’est de rester chez soi le samedi soir parce qu’on est déjà sorti tous les autres soirs de la semaine…

Posted in Blabla on samedi 7 mars 2009 by klaims

Jeudi soir, Paris rive gauche, une boutique branchée. Tout autour de moi, des filles bien habillées, qui rient, boivent du champagne rosé et discutent maquillage. Moi j’ai chaud, je me tortille et j’étouffe un peu, engoncée dans mon gros manteau. Je fais 18 fois le tour des rayons mais décidément, pas une seule tête connue. Ca faisait très longtemps que je ne m’étais pas sentie autant à côté de la plaque. J’ai l’impression d’être une extra-terrestre au milieu de toutes ces filles. Et je ne sais même pas pourquoi je ressens un tel décalage : moi aussi après tout je me maquille, je porte des jupes et des chaussures à talons. Alors je me dis que ça vient peut-être de plus loin, plus profond. Et peut-être que c’est pour ça que les films à l’eau de rose me laissent de marbre alors que l’histoire de William Wallace me touche à m’en faire pleurer.

Posted in Blabla on dimanche 1 mars 2009 by klaims

J’hésite, je tergiverse, et je finis par appuyer sur la touche « envoyer ». Ca y est, le message est parti. Je sais pertinement qu’il restera sans réponse et ça me rend triste. Alors j’espère juste qu’un jour, il gommera le trait qu’il a tiré sur moi.