Archive pour mai, 2010

Posted in Blabla on vendredi 14 mai 2010 by klaims

Les préjugés m’ont toujours gonflé. Les idées préconçues, les catégorisations à tout prix, les sales réputations. Que ce soit pour un film, un bouquin ou une personne, je préfère toujours forger ma propre opinion toute seule. Ce n’est pas forcément évident de faire abstraction des critiques. Qu’elles soient positives ou négatives. Mais j’essaye d’oublier tout ce que j’ai entendu, de garder l’esprit le plus vierge possible pour y imprimer moi-même mon avis. Parce que je ne sais que trop bien à quel point les apparences peuvent être trompeuses, les opinions déformées et les paroles mal interprétées. Ne pas juger un livre d’après sa couverture, l’habit ne fait pas le moine… Ce genre de réflexion n’est pas inédit mais j’ai l’impression que, si tout le monde est d’accord sur la théorie, le passage à la pratique est rare. Après, bien sur, il m’arrive d’être déçue, de me ramasser, de me ranger à l’avis général. Parce que les mauvais films, les livres chiants et les cons, ça existe. Mais quelque fois, j’ai de jolies surprises. Quand je regarde en arrière, mes plus beaux imprévus sont aussi ceux qui ont eu le plus d’impact sur ma vie. Et ce genre d’inattendu, ça vaut bien tous les ratés de la terre.

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Posted in Blabla on jeudi 13 mai 2010 by klaims

Je refuse de croire que ma vie est toute tracée mais j’ai toujours un peu eu l’impression de marcher sur un fil. Ou sur une portée de musique peut-être, qui se joue au fur et à mesure que j’avance. Sauf que sur ma portée, toutes les lignes ne sont pas bien parallèles. Parfois elles se croisent, parfois elles se brisent. Et puis parfois elles font des noeuds, elles s’emmêlent et me laissent vacillante. Du coup j’ai du mal à lire entre les lignes, alors je retiens ma respiration pour retrouver un équilibre, et, juste un temps, je reste comme suspendue. Alors le rythme de la partition s’accélère, le tempo n’a plus rien de linéaire et en battant la mesure du bout du pied, je me souviens pourquoi j’aime tant le jazz et l’improvisation.

Posted in Blabla on lundi 10 mai 2010 by klaims

Je croise trop de gens gris, blasés, désabusés. C’est la vie qui les a cabossé peut-être, ou simplement le temps qui passe et qui délave, qui ternit, qui émousse. Leur regard se pose sur ce qui les entoure mais ils ne voient plus. Vouloir se protéger à tout prix, c’est aussi supporter de vivre à demi. Je refuse de faire partie de ces gens-là. Je veux continuer à m’émerveiller de chaque endroit où je mets les pieds, chaque personne que je rencontre, chaque place que j’occupe. Je ne crois pas à la fatalité et je sais que jusqu’au bout, j’aurai toujours le choix, que tout est possible et qu’il me suffit d’ouvrir grand les yeux pour ne pas en perdre une miette. Inspirer un grand coup et foncer. Et tant pis si parfois je tombe et je m’écorche les genoux. J’apprends de mes erreurs, je panse mes blessures et je finis toujours pas me relever. Et je n’oublie jamais que chaque jour qui se lève est le premier du reste de ma vie.

Posted in Photo on vendredi 7 mai 2010 by klaims

Le secret de la Suisse : coller des montagnes magnifiques en fond absolument partout. Avec ça, n’importe quel paysage, même le plus banal, devient joli comme une carte postale !

Posted in Blabla, Photo on jeudi 6 mai 2010 by klaims

On m’avait dit « tu peux partir à des milliers de kilomètres, tu emmèneras toujours tes démons avec toi ». Je ne suis qu’à quelques centaines de kilomètres de Paris et les démons ne sont plus. Je les ai apprivoisés. Devant moi, je ne vois que le lac Léman et les montagnes qui se dessinent dans la brume. J’aime la tranquillité qui règne ici, cette quiétude qui émane de la ville. Avec ses ponts, ses rues piétonnes et ses escaliers de pierre, Lausanne ressemble à une cité de roman fantasy.

La route entre Lausanne et Fribourg est belle à pleurer, ensoleillée, saturée de couleurs. Les flancs des montagnes couverts de forêts. Les cîmes enneigées au loin. Quelques chalets qui se détachent au milieu de toute cette verdure. Je dois faire un effort incroyable pour détacher mon regard du paysage et me concentrer sur la route. Tout en conduisant, je me dis qu’un jour, je reviendrai ici, je m’installerai dans un de ces petits chalets qui surplombe la vallée, et j’y écrirai un livre.

Quitter la ville de pierre pour la ville lumière. J’ai l’impression que ce mois n’a duré que le temps d’un battement de cil. Mais maintenant, Lausanne c’est un peu chez moi. Paris se rappelle doucement à ma mémoire et déjà, l’envie de repartir, d’explorer, de découvrir d’autres Ailleurs se réveille. Pour qu’au fil du temps, tous ces Ailleurs deviennent, eux aussi, un bout de chez moi.